Notre patrimoine et notre histoire

Située sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, voie des Plantagenêts, l'église Saint-Pierre de Nyoiseau se trouve au cœur d'un village presque millénaire, d'origine monastique. Autour d'une grande abbaye bénédictine s'est peu à peu développé le bourg, marqué par la prière, l'accueil des pèlerins et la vie rurale. Aujourd'hui encore, ce patrimoine religieux et historique demeure un repère pour les habitants comme pour les visiteurs de passage.

Au Moyen-âge, la première église se trouvait au bourg de Saint-Aubin-du-Pavoil,
grande paroisse, dont Nyoiseau n’est qu’un lieu-dit peu peuplé.


1109 : L’ermite Salomon, disciple de Robert d’Arbrissel, se retire à Nyoiseau pour y fonder

avec quelques frères, un ermitage avec son église dédiée à Saint Séréné, parfois nommé

Cénéré, ermitage bientôt doublé d’une abbaye ouverte aux bénédictines.

Au bout d’un siècle, plus aucune mention des hommes dans le Cartulaire des religieuses.

L’abbaye maintenant dotée à l’intérieur de la clôture, de sa propre église abbatiale

commence à rayonner : non seulement elle suscite des vocations religieuses et crée des

prieurés, mais elle attire aussi des amis bienfaiteurs, des domestiques, des nécessiteux, des

marchands et petit à petit Nyoiseau devient le contraire d’un lieu de solitude.

1516 :  François 1 er , vainqueur en Italie, impose au Vatican le concordat de Bologne aux termes

duquel il reviendra au roi de France de nommer les abbés et abbesses à la tête des abbayes.

La famille du Bellay fait le nécessaire pour obtenir et tenir cent ans durant l’abbaye royale de

Nyoiseau. La vie monastique en pâtit. Quatre chapelains bien prébendés partagent leurs

services entre les sœurs et les paroissiens du dehors qui commencent à penser qu’un curé

unique à leur service et à leur charge serait préférable.

Ils s’en ouvrent à l’abbesse du moment, Mère Françoise Roy, qui fait les démarches auprès

de l’évêque aboutissant le 24 mars 1631, à la création de la paroisse autonome de Nyoiseau

avec les revenus afférents assis sur des biens du moutier.

1640 :  Ainsi furent construits en grande partie sur les deniers du monastère, l’église, le

presbytère et le cimetière. Le 17 juin, Monseigneur Claude Rueil vient solennellement

consacrer l’église Saint-Pierre et introniser le premier curé Pierre Gaschot dans sa cure.

1855 : L'église devenue trop petite pour les 783 habitants, est considérablement

transformée : élévation des murs, report de l'autel à l'ouest avec vitrail de Saint Pierre au

centre du chœur, allongement de la nef de 7,5 m, entrée sur grand perron placée côté est,

érection d'un clocher en pierre pour remplacer l'ancien en bois assis sur le toit, ajout de

nouveaux vitraux, sculptures et statues… sous la responsabilité des architectes de

Couteilloux et Dellêtre (facture du 15 octobre 1860).

1865 : Bénédiction des quatre cloches, la, sol, la, do, des fonderies Bollé du Mans.

1873: Mise en place de l'horloge paroissiale avec cadrans interne et externe. Vitraux

nouveaux, installation de l'éclairage électrique.

1896 : Restauration de l'église confiée à l'architecte Dusouchay : murs de l'église repeints,

autel rehaussé de blanc et d'or, nouveaux bancs en bois, nouveaux vitraux de Foulonneau et

Chouteau d'Angers, donateurs en médaillons.

1900 : Installation par la municipalité de l'éclairage électrique.

1925 : Bien après la canonisation de Thérèse de Lisieux, le curé Sarrazin commande un

tableau aux ateliers de Maurice Denis : travail confié à l'élève Gabrielle Faure.

1944 : Maurice Rocher remplace les vitraux blancs du chœur par ceux des saints Louis et

Benoît.

1961 : Electrification des cloches suivie d'un nouvel aménagement du sanctuaire dans l'esprit

du concile Vatican II : on remplace l'ancien autel monumental par un autel bas, sobre, réalisé

à partir d'éléments de la chaire, afin que le célébrant officie face à l'assemblée. A cette

époque l'église est aussi sonorisée.

2001 : Vente du vieux presbytère et restauration des voûtes endommagées par des

infiltrations pluviales. Suppression du plancher remplacé par un carrelage de tommettes.

Création d'une rampe d'accès aux personnes en fauteuil, par la porte du cimetière. Mise en

place dans le chevet d'un crucifix ancien de facture populaire, venant peut-être de l'abbaye

ou de quelque chapelle. Réintégration dans le bras gauche du transept, du grand tableau du

Christ en croix signé d'E. Ducasse.

2012 : Scellement du bas-relief de l'ancien autel de l'église Saint Pierre, sous l'autel de la

chapelle Saint-Charles Borromée.

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